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 Dansons la capucine - LIBRE

Leliel (Dakota)
Leliel (Dakota)
Devoted
Identité : Dakota Greywood
Âge et date de naissance : 35 ans
Date d'arrivée : 14/07/2011
Occupation à l'hôtel : Convoyeur
Valeur :
Dansons la capucine - LIBRE  JyvYkf114 / 1814 / 18Dansons la capucine - LIBRE  IxEBp2d
Privilèges : ~Automatiques:
Avoir une chambre personnelle
Circuler librement à Elysium
Circuler librement au Limbo
Circuler librement au Pandemonium
Circuler librement au Purgatory

Permanents:
Avoir une Shade à son service
Participer aux soirées privées des Guardians


Messages : 16
Avantages : 23
Faceclaim : Jessica Alba
Crédits : © Foolish Blondie
Multicompte(s) : Aucun

 Sujet: Dansons la capucine - LIBRE    posté le Mar 14 Jan 2020 - 18:16

Dansons la capucine...
Assurée, je saute du camion. Bingo, je retombe sur mes pieds. Ouvrant la porte arrière du fourgon et descendant quelques colis, j'allume le vieil MP3 qui trône au fin fond de mes poches. Jetant les cartons sur un chariot je m'assure que l'ensemble soit bien stable avant de me mettre en marche. De mes pas assurés, je pourfends le sol. Je progresse, le menton haut, fier, regardant droit dans les yeux les personnes que je croise. Je mémorise ces visages, ces expressions, ces bonjours soufflés du bout des lèvres et j'esquisse ici et là quelques sourires polis sans jamais m'attarder.Je bosse. Je n'ai pas le temps de m’appesantir dans de lourds discours. Et puis il faut dire que ses deux écouteurs portés au fin fond de mes oreilles ne m'aident pas véritablement à faire la conversation.

Je continue ma progression, sifflotant l'air qui résonne dans ma caboche. Je continue de paraître, de sourire, de m'amuser. Que suis-je bien, ici, chez moi bon sang. Bon, voilà que malheur s'abat ! L'un des colis décide de se faire la malle, stoppant ma progression sur le champ. Levant haut mes yeux au ciel et laissant échapper un soupir insolent, agacée envers moi-même, je m'empresse de m'abaisser non sans jeter au préalable un regard par dessus mon épaule.

Simple habitude.

Rejetant le colis par dessus bord et donc au sein du chariot, je gagne enfin le purgatory. Je badge et machinalement, j'augmente le son de ma musique. La chanteuse fanfaronne quelques paroles en contraste parfait avec l'ambiance aux alentours. Là où avant je me pavanais, j'en viens ici à presque raser les murs. Je prends soin de croiser aucun regard car certains me foutent la trouille. Je sais qu'ils sont là pour laisser échapper leurs instincts les plus fous, les plus primitifs au nom d'une présumée justice. Je sais que certains sont capables du meilleur mais surtout du pire. Je n'ai pas envie de m'attacher à une lueur d'espoir dans le regard de l'une de leur victime. Badgeant encore, me faufilant jusque à la réserve, je cale la porte avec soin délaissant tout mon matos sur le chariot. Badges, écouteurs, clefs du véhicule et je laisse le chariot à l'extérieur pour faire glisser les colis à l'intérieur. Je prends rapidement le rythme: il faut dire que j'ai fais ça presque toute ma fichue vie. Mais manque de chance, colis en mains, résonne un énorme : PAF.

Je sursaute, sur le qui-vive et laisse échapper ce que je tenais jusque alors. Un fracas, monstrueux, se fait entendre. L'intérieur du carton se répand au sol. Le bruit de la porte qui se claque résonne encore à mes oreilles. Mon cœur commence à s'agiter lourdement au sein de ma poitrine. Le moindre de ses battements me rappelle ma peur soudaine et nouvelle : qui a pu fermer cette putain de porte ?! Un guardian ?! Je reviens sur mes pas et tente vainement de me persuader qu'un accès à l'extérieur peut encore se faire. Geste désespéré, désemparé, j'agrippe de mes dix doigts la poignée. Je tire, je secoue, je me fais violence et tente de violenter cette maudite porte ! Mais la chose est vaine et la constatation se fait peu à peu. Je suis coincée entre ces quatre murs. Je touche mon cou, je fouille mes poches.

Frénétiquement, je tente de trouver une issue.

Je passe mes mains dans ma chevelure, je cherche mon badge et les larmes me montent aux yeux, prise de panique j'en viens à me maudire: comment ai-je pu oublier mon badge à l'extérieur, sur le chariot ?! L'air me manque et j'en viens à trembloter légèrement. J'ai peur, oui. J'ai atrocement peur.Je me refuse à me laisser aller dans une paranoïa quelconque. Si je suis enfermée ici c'est uniquement le fruit du hasard, n'est-ce pas ? Personne peut m'en vouloir. Personne peut en vouloir à mon statut. J'ai toujours été la bonté même, n'est-ce pas ? Et puis, ici, je suis chez moi. Bordel. Que je suis conne. Je palpe mes poches mais toujours rien. Je n'ai aucune issue de secours. J'ai pour seul recours ces nombreux cartons, blindés de marchandises que je poussais l'esprit léger jusque aux étagères qui me font face. Un soupir d'agacement franchit le seuil de mes lèvres alors que le froid vient mordre mes mains et la surface nue de ma peau. Quelle foutue idée ai-je eu que de me vêtir d'un t-shirt aujourd'hui. Putain ! Pour couronner le tout, l'un des vieux néon clignote gaiement.

Vais-je devoir passer un pacte avec le diable ce soir ?!

Je tente de reprendre conscience, de me concentrer sur mes pas, sur ce que je dois faire car après tout que puis-je faire hormis attendre ? La porte coupe t-elle tout semblant de contact avec l'extérieur ? Va t-on m'entendre si je gueule ? Le froid, l'atmosphère, tout me semble atrocement pesant. Étouffant. Oppressant. J'ai la vague impression qu'on m'observe. Que quelqu'un se délecte de mon malheur. Cette impression m'agace, m'oppresse et me donne le tournis. Je m'intime de ne pas gueuler pour l'instant. Mais je n'ai pas le choix: je dois ranger ces marchandises. Une fois les cartons rangés, je parviendrai peut-être à retrouver un peu de ma jugeote. Je vais mettre de l'ordre dans cette pièce mais également de l'ordre dans ma tête. Je parviendrai, peut-être, à réfléchir et à tenir un discours cohérent lorsque on viendra m'extirper d'ici, gelée des pieds à la tête...
Mystic Swan



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