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 “Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme.” Persara

Perseus (Edward)
Perseus (Edward)
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Identité : Edward Campbell
Âge et date de naissance : 45ans, 19 avril 1975
Date d'arrivée : Décembre 2019
Occupation à l'hôtel : Receleur d'oeuvres d'art
Côté cœur : La perfection

Valeur :
“Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme.” Persara JyvYkf114 / 1814 / 18“Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme.” Persara IxEBp2d
Privilèges : automatiques
Avoir une chambre personnelle
Circuler librement à Elysium
Circuler librement au Limbo

permanents
Circuler librement au Pandemonium
Circuler librement au Purgatory
Avoir un(e) Shade personnel(le)
Avoir un(e) Jewel personnel(le)
Participer aux soirées privées des Guardians

Messages : 25
Avantages : 112
Faceclaim : Michael Fassbender
Crédits : moip
Multicompte(s) : Amaryllis la fleur du désert et Satan, le Prince des Enfers

 Sujet: “Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme.” Persara   posté le Sam 15 Fév 2020 - 0:06

Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme
Il y avait ce petit quelque chose qui démarquait Perseus, ce quelque chose que personne ne parvenait à expliquer correctement. Peut-être parce-que personne n’avait réussi à se rapprocher assez de lui pour le connaître vraiment. En tout cas, l’anglais marquait les esprits. Par sa prestance, sa hauteur, son goût pour les belles choses, tout ce qui faisait de lui l’homme admiré qu’il était.

Hommes comme femmes se retrouvaient attirés par sa personnalité comme un papillon se brulant contre le verre d’une ampoule incandescente et qui pourtant, continuerait de s’y heurter, encore et encore, inlassablement, en espérant qu’il ne devienne quelqu’un qu’il n’était pas, qu’il se range, une femme des enfants… Mais la lampe restait lampe, le feu ne s’adoucissait jamais et n’épargnait personne et Perseus, conscient de qui il était, avait perfectionné une personnalité attirante, aux faux-semblants de perfection, à la limite du narcissisme.

Costume Hugo Boss, parfum Dior, et complexe de supériorité, il était bien trop puissant pour être assimilé à cette plèbe grouillante qui tentait d’oublier un quotidien morose avec des paradis futiles et artificiels. Il se complaisait trop à sa place pour s’en plaindre, encore moins pour en changer

Du haut de son mètre quatre-vingt-cinq, il observait, prenait souvent de haut d’ailleurs, les londonien et leur routine. Ces fourmis ouvrières, cette immense masse humaine qui se mettait en mouvement en chœur, c’était à la fois la chose la plus belle et la plus écœurante qu’il n’ait jamais vu. Ce troupeau informe dont il ne voyait jamais la fin qu’il souhaitait par-dessus tout voir disparaître. Lui, en costumes conçus sur mesure, toujours tiré à quatre épingles, toujours préparé au millimètre près, son avis était roi. Sa parole en était presque divine.

C’était du moins ce qu’on pensait de lui. Un rang à responsabilité, un homme inaccessible, insensible… Dieu que c’était faux.

Il aurait passé deux heures rien qu’à apprécier les nuances de jaunes dans un tableau de Van Gogh, et, il serait allé jusqu’à vendre son âme sans hésitation pour une sculpture de Giovanni Strazza.
L’art. Il ne vivait que pour l’art : la peintures, la sculpture, la musique, il ne trouvait satisfaction que dans sa collection personnelle d’œuvres de grands maîtres qu’il avait… Obtenues. Receleur, voleur, il ne revendait jamais. Il n’aurait pu se séparer d’aucun de ses acquisitions. Alors, il prêtait gracieusement sa galerie au seul homme qu’il portait haut dans son estime, Tsadquiel.

C’était d’ailleurs la raison de sa venue ici, des lettres échangées qui avaient finalement abouti à une rencontre et une exposition de quelques-unes de ses œuvres au Mystic Swan. Il avait accepté de bon cœur, il estimait tellement Tsadquiel qu’il n’avait pas hésité une seule seconde. Se disant qu’il allait en profiter pour découvrir les douceurs entre les murs de ce lieu si mystérieux. Il se voyait déjà arriver en roi, il imaginait déjà les Résidents se pâmer devant lui, s’inclinant comme devant le Messie. Il se voyait en Dieu bénissait son troupeau. Troupeau qu’il haïssait mais qui avait le mérite de le respecter et ce fut une autre erreur.

Erreur monumentale que de penser qu’il allait pénétrer dans cet endroit de vices et de chair sans en être impacté. Mais personne n’aurait pu prévoir la puissance dévastatrice que ce séjour allait avoir sur lui.

Allongé sur son lit, sans même avoir pris le temps de défaire ses chaussures et son costume si cher qu’à Londres, il ordonnait à ce qu’on le défroisse tous les jours, il regardait le plafond, les yeux ouverts dans le noir, tendant de discerner les nuances d’obscurité, les pupilles dilatées pour capter le peu de lumière que lui offrait la voute céleste, décomposée par les volets de la fenêtre de sa chambre qu’il avait laissés entrouverts. Son esprit était ailleurs. Son esprit était avec elle.

Elle avait eu l’effet d’une tempête qui avait tout dévasté en lui. Ses principes en premier. Lui qui pensait être un roc, une montagne, inébranlable, immuable, il pensait être tellement fort que ce n’était pas le fait qu’il ait tort qui le surprenait mais plutôt le fait qu’il se soit autant trompé sur son propre compte.

Mais il en restait Edward Campbell. Il n’était pas n’importe qui. Et il n’était surtout pas du genre à se laisser autant déstabiliser par une jeune femme qui devait avoir une dizaine d’années de moins que lui. Devant elle, il ne s’était pas dévoilé, mais ce ne fut qu’une fois seul qu’il s’était allé à naviguer dans les eaux troubles de son esprit, tentant d’analyser ce qu’il avait ressenti, tentant au moins de découvrir la nature de ces émotions.

Adhara. Elle se faisait appeler Adhara. Ce nom avait tourné en boucle dans sa tête pendant quelques temps avant qu’il ne décide de se lever, et le soleil avec lui.

Il avait passé la journée à déambuler dans son exposition, surveillant ses tableaux. Au moins, toujours autant obsédé par son art, son esprit s’était focalisé sur autre chose. L’impressionnisme l’avait toujours fasciné. L’histoire, le but de ce mouvement et les Maîtres qui l’avaient fait vivre, il aurait pu en parler pendant des heures. Mais plus le soleil chutait et la lumière du jour avec lui, plus il repensait à elle. Il se vêtit d’un air sévère, sincèrement contrarié de ne trouver aucun repos même quand il se retrouvait seul avec lui-même. Il n’était pas débile au point de penser que cette blessure allait guérir avec le temps, lui qui ne connaissait pas sa nature. Alors, il s’assit à son bureau et tira un papier d’une chemise qu’il avait posé sur son bureau à son arrivée au Mystic, aimant, de temps en temps, coucher ses pensées sur papier, pour en être débarrassé. Mais, alors qu’il allait écrire, son regard dévia sur sa fenêtre qu’il avait laissé ouverte, ses yeux accrochèrent les étoiles et restèrent plantés à les admirer. Il trouvait la bêtise humaine hallucinante en voyant les passants se mouvoir par vague sans penser une seule seconde à lever les yeux et apprécier le ciel.

Mais avec cette introspective qu’il n’arrivait pas à se sortir de la tête vint une autre constatation. Il fallait qu’il embrasse cette blessure, il fallait qu’il l’inspecte de près, il fallait qu’il découvre par lui-même ce qui l’avait causée. Alors, il laissa son poignet bouger comme il voulait et coucha quelques mots sur la feuille


« Adhara,
La nuit claire et les étoiles ont été témoins de bien des choses, la nuit est le réveil des idées et une idée aboutit inexorablement à la folie ou à l’héroïsme. J’aimerais que cette nuit-là soit témoin de notre rencontre autour d’un verre dans les jardins. Que les étoiles nous admire les admirer.
Perseus »



Et il signa, machinalement, comme s’il scellait une lettre et ses pensées avec, les empêchant de s’évader davantage.

Profitant de son rang et de l’importance qu’il avait en ce lieu, il demanda à ce qu’on porte le mot à Adhara et qu’on lui apporte une bouteille de champagne et deux coupes. Puis, attrapant une des couvertures savamment pliée et mise à sa disposition, il quitta sa chambre pour s’enfoncer dans la noirceur de la nuit et la fraicheur des jardins. Il avait toujours aimé le froid, l’air qui attaquait sa peau et réveillait tous ses sens, les frissons qui prenaient possession de sa colonne vertébrale l’aidèrent à se détendre alors qu’il dépliait la couverture sur l’herbe humide et qu’il s’y installer. Quelqu’un avec sa fierté n’envisageait même pas qu’elle puisse ne pas venir mais pourtant, ses pensées restaient dirigées vers elle…


Dernière édition par Perseus (Edward) le Lun 17 Fév 2020 - 19:56, édité 1 fois
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Adhara (Ebba)
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Identité : Ebba Ollson
Âge et date de naissance : 32 ans, née le 5 Février 1987.
Date d'arrivée : 12 Octobre 2014.
Occupation à l'hôtel : Négociatrice en drogues.
Côté cœur : Coeur hermétique.

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 Sujet: Re: “Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme.” Persara   posté le Dim 16 Fév 2020 - 11:19


we'll keep the stars alight
persara


Je lève les yeux et le ciel est en feu au-delà de la coiffeuse que j’ai fait placer face à la grande fenêtre de ma chambre. Certaines Guests ont leurs privilèges… Le mien est de pouvoir contempler cette beauté pure et immaculée sous mes yeux. Apprécier le silence qui règne. Le silence, seulement entrecoupé de ce souffle que je peine à poser sur un rythme moins erratique. Probablement parce que mon cœur bat la mesure pour que l’astre brûlant se lève. Le gris sombre et ses bas de bleu profond disparaissent comme ma robe de cocktail est tombée au sol lorsque je suis arrivée dans mon sanctuaire. Assise, dépouillée de tout artifice, je contemple la vie au dehors. Les teintes plus chaudes qui poussent la nuit pour monter sur scène. La lumière douce se diffuse dans le ciel mais elle n’est pas encore totalement là. Comme un artiste que l’on cacherait derrière un rideau de scène mais dont l’aura se devine au travers. Soudain, sans prévenir, l’astre divin perce l’espace. Mes yeux se ferment, juste un instant. L’intensité est trop soudaine et éblouissante pour ne pas réagir. Dans mes yeux fermés, il se dessine. Aveuglant, éclatant, étincelant. Et la seule nuance à laquelle je m’accroche, c’est celle du bleu. Le bleu de ses yeux qui n’a aucun égal. Sauf peut-être les subtilités de bleu du Golfe persique. J’ouvre les yeux, étouffée par la vision, aspirant l’air pour recouvrir la lucidité et le tournis provoqués.




Le noir qui m’entoure est artificiel. Les yeux ouverts, je regarde le vide. La douceur des draps ne suffit pas à me traîner dans les bras de Morphée. La nuit est terminée et le jour commence à peine. Pourtant, j’ai déjà l’impression de l’avoir gaspillé. Le jour, l’éclat des choses est différent. Tout est plus clair baigné de lumière. Tout, ou presque. Je suis incapable de déchiffrer ce qui s’est passé hier au soir. Je ne garde en esprit que des souvenirs flous, des sensations pesantes. Des regards, des sourires. Des bouleversements au plus profond de mon enveloppe charnelle. Un corps de glace qui tente de ne pas fondre au contact de ce sang brûlant qui l’envahit. La contradiction entre Ebba et Adhara. La coïncidence entre Adhara et Ebba. Deux femmes différentes et qui pourtant ne sont qu’une. Et hier soir, elles ont lutté si fort… Si fort que dans un dernier corps à corps, elles ont fusionné, vaincue l’une par l’autre mais toutes deux par ces deux divins spectateurs.

Je grogne, frustrée. J’ai l’esprit trop lourd pour qu’il puisse s’envoler et se laisser aller. Et je déteste de ne pas être maître de moi-même. Ne pas pouvoir discipliner l’esprit comme je suis capable de discipliner le corps. Je m’en veux. Je me déteste presque alors que je m’enfonce la tête dans l’oreiller. S’enfoncer pour mieux ressortir. Je quitte le nid douillet dans un geste de rage, envoyant les draps valser dans le seul but d’atteindre la fenêtre pour aller constater que l’astre est à son point culminant derrière les rideaux. La journée est déjà à moitié morte. Je suis surprise de constater que le temps est passé si vite et pourtant si lentement. Comme si, il n’était pas capable de trouver son rythme et que moi, maladroite, je dansais dessus sans trop reconnaître le temps, incapable de me caler sur les mesures. Je me languis de retrouver la nuit enveloppante et rassurante. J’ai peur pourtant de perdre la douce et chaude lumière du jour. Toute une métaphore qui semble s’être gravée dans mon cœur sans que je n’en sois consciente, sans que je ne le désire.




La fuite n’est pas la solution. La fuite n’est jamais la solution. Des mots. Un principe. Une éducation. Voilà ce que mon père m’a appris quand il daignait poser son attention sur moi plutôt que sur mes aînés. Malgré tout, la fuite est délicieuse quand elle s’opère par l’esprit et l’esprit seulement. L’air frais qui me bat le visage me donne la sensation enfin de flotter, d’être dépossédé un instant de tout. Un instant seulement. Alors que je suis attendue lorsque je pénètre dans les écuries. On m’y attend et j’en suis surprise. Personne ne devrait m’attendre. Personne ne sait que je suis là. Je soupire. Ici, tout le monde sait tout, qu’on le veuille ou non. Les murs ont des oreilles et des yeux. La Shade qui m’attend fait partie de celles et ceux qui ont eu la chance d’avoir quelques privilèges, en témoigne sa présence. Elle tient entre ses mains un papier trop beau pour qu’il ne provienne de ces frères et sœurs de rang. Je la regarde, prenant un instant pour réfléchir alors que je glisse de ma monture. Le papier entre ces mains ne peut avoir qu’une origine et pourtant, je sais que la Shade ne lui appartient pas. Ma curiosité piquée, j’échange les rennes de cuir contre le papier. Je ne la remercie pas, je me contente de lui donner l’ordre de s’occuper du cheval pour moi.

Intriguée, je ne regarde pas derrière moi alors que je quitte les écuries pour marcher vers la bâtisse, les yeux rivés sur le papier entre mes mains. Ce papier délicatement plié que je n’ose ouvrir, que je n’ose toucher, sentir pour en connaître la provenance. Le décor défile et c’est lorsque j’atteins la sureté de «mes » murs que je manipule la feuille délicatement. L’écriture est droite et travaillée, ressemblante à celle des anciens manuscrits, celle que l’on veut perfectionnée. Mon prénom glisse sous mes yeux avec plaisir, mais la poésie qui suit serre mon cœur comme une main en serrerait une autre. Et si la sensation est désagréable, j’ai pourtant envie de la ressentir encore. Pour une raison. Une seule raison. Elle me fait me sentir vivante.

Perseus. Je m’assois un instant sur le petit tabouret face à la poudreuse. Mon reflet me surprend. Le rose sur mes joues n’est pas là que de l’exaltation d’un galop dans la nuit tombante. Mes yeux ne brillent pas que de l’évocation des étoiles. Ebba apparaît dans le fond de mes prunelles noires et Adhara pose délicatement ses mains autour de sa gorge.




L’air frais dans le jardin m’accueille et me fait serrer un peu plus contre moi mon cocon de cashmere bien qu’il ne soit pas aussi éprouvant que le froid de ma Suède natale. J’ai troqué ma tenue de cavalière contre une robe de laine longue et des bottes de cuir à talons. Enveloppée dans ce plaid que j’affectionne, j’avance pour aller à sa rencontre. Installé comme il l’est, il ressemble à une statue contemplant la voie lactée. Je prends juste un instant pour l’apprécier.

« Je suis désolée si l’attente a été longue. » Les mains serrées sur le textile qui m’enveloppe, je le regarde avec l’intérêt que j’aurai pour quelque chose d’inédit et époustouflant. Il est aussi fascinant qu’hier soir et je me sens pourtant lui servir la façade de marbre habituelle. Le marbre, froid et fascinant, cher et rare. « Dites-moi, Perseus, quelles étoiles comptez-vous prendre pour témoins ? Il est un peu tôt pour les vôtres. » Je fais volontairement référence au spectacle des Perséides qui est l’un de mes préférés à observer l’été, quand je suis chez moi, au calme, dans les forêts scandinaves. Je lui tends l’une de mes mains seulement pour qu’il s’en saisisse et m’aide à m’installer sur la couverture au sol. Je ne suis pas une princesse et encore moins une lady. La vérité, c’est que j’étais seulement avide de ressentir sa brûlure sur ma peau. Et la seule comparaison que j’ai à trouver est celle de l’exquise délicatesse d’un rayon de soleil nordique en plein hiver.




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but the moon knows all my secrets.
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Perseus (Edward)
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 Sujet: Re: “Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme.” Persara   posté le Lun 17 Fév 2020 - 19:57

Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme
Alors qu’Adhara apparaissait, la limite entre le rêve et la réalité devint si floue et si hasardeuse que Perseus perdit la notion du temps. Etait-il réellement réveillé ? S’était-il réellement levé pour ordonner à ce que l’on porte cette lettre à la jeune femme ? Ou avait-il enfin réussi à s’endormir ?

Mais les questions sont soufflées de son esprit par la voix d’Adhara qui prit toute la place et le plongea dans une douce torpeur à laquelle il ne chercha pas à échapper. Après tout, ce moment était à eux, rien qu’à eux.
Alors pourquoi chercher à s’extirper de ce cocon d’intimité dans lequel ils étaient plongés ? Tout ceci leur appartenait.


« Oh, les excuses sont inutiles, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas la dernière, certaines étoiles n’ont même pas encore pointé le bout de leur nez. »



L’humour de Perseus était souvent ésotérique. Prenant source dans les sujets qu’il maîtrisait comme l’art, les sciences sociales et politique et l’astronomie. Son bonheur ne connaissait donc aucune limite à se trouver face à une interlocutrice aussi éclairée que lui. C’était sans doute en partie pour cela qu’il n’arrivait pas à sortir Adhara de sa tête… Des femmes sans personnalité avait tapissé son quotidien pendant des années en Angleterre et elles avaient toutes été oubliables. Aucune d’entre elles n’avaient laissé ne serait-ce que la moindre trace dans les souvenirs de Perseus et en seulement quelques jours, Adhara s’était incrustée si fort dans sa tête qu’elle s’était invitée au plus profond de ses entrailles et qu’elle était impossible à déloger.

Basculant sur le sujet principal de leur rencontre, son sourire se fit plus chaleureux et malicieux alors qu’il attrapa délicatement la main de la Guest pour l’aider à s’installer près de lui. Puis, se tournant, il attrapa d’une main agile le seau d’acier rempli de glaçon et bien entendu d’une bouteille d’un champagne de haute qualité pour le poser entre eux, puis, attrapant deux flûtes, il en tendit une à son invitée accompagnée d’une rose fraiche coupée du jour, rouge sang portant un message tout autant ésotérique compréhensible par ceux qui s’intéressaient un tant soit peu au langage des fleurs. S’asseyant en tailleurs pour attraper la bouteille de champagne, il fit sauter le bouchon, admirant tout autant le nectar spiritueux qui coulait dans les flûte que le bruit si reconnaissable d’un bouchon de champagne qui saute, promesse d’une nuit particulièrement ensorcelante.


« Les seules étoiles qui auront l’audace et le courage de se refléter dans vos yeux. »




Perseus avait toujours été manipulateur. C’était un charmeur hors pair qui n’avait jamais hésité à se servir de ses charmes pour obtenir ce qu’il voulait, mais cette fois-ci, ce n’était pas le charmeur solaire au point d’en devenir incandescent qui lui parlait mais bien l’homme, nu de tout artifice qui, pour une fois, se servait de sa voix comme unique vecteur de sa pensée et non comme un énième instrument de séduction. Il n’était pas au point de se considérer homme nouveau avec elle mais il savait pertinemment qu’il ne trouverait aucun intérêt à maquiller ses dires et ses actes et qu’avec elle c’était de toute façon inutile de chercher à la manipuler.

Adhara était puissante et leurs puissances combinées faisaient de leur rencontre un combat d’esprit et de passions titanesques dans une alcôve botanique si douce, si calme et si apaisante que c’en devenait presque ironique. D’ailleurs, la fraicheur de la nuit peinait à contenir la force et la vigueur des passions qui émanaient de leurs deux âmes.

Ardeurs enflammées aux allures de rendez-vous poétiques, la scène était similaire à celle que pourrait décrire un poète aux allures romantiques qui se serait laissé aller à dépeindre la première rencontre de deux amoureux transi, à la fois trop noble pour laisser transparaître la moindre émotion, trop borné pour laisser apparaître ne serait-ce qu’une faille dans leur carapace d’acier et trop passionnés pour laisser l’indifférence les gagner. Cette rencontre devait avoir lieu. Si Perseus l’avait redoutée (à raison), à cause de sa force et de la soudaineté avec laquelle elle s’était emparée de son être, il l’avait accueillie à la fois sur sa peau et au plus profond de lui comme une torture délicieuse qu’il cherchait à ressentir.

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